Comment se préparer à l’accouchement? Réponses à 15 questions fréquentes

Exercices, plancher pelvien, massage périnéal, positions, respiration, poussée… qu’est-ce qui est réellement utile pour préparer son corps à l’accouchement?

Quand on commence à se préparer à l’accouchement, les conseils ne manquent pas : renforcer son plancher pelvien, apprendre à le relâcher, faire du massage périnéal, pratiquer la poussée, essayer différentes positions… Mais qu’est-ce qui est réellement utile?

Dans cet article, je réponds à 15 questions fréquentes sur la préparation physique et périnéale à l’accouchement. Je vous explique ce que les données scientifiques permettent réellement d’affirmer, mais aussi comment j’aborde certaines de ces questions dans ma pratique en physiothérapie périnéale et pelvienne.

L’objectif n’est pas de vous donner 15 choses supplémentaires à faire avant le jour J. Il est de vous aider à déterminer ce qui pourrait réellement être pertinent dans votre propre préparation.

Les informations présentées ici sont générales. Elles ne remplacent pas une évaluation ni les recommandations de l’équipe responsable de votre grossesse, particulièrement en présence de symptômes, de complications ou de consignes obstétricales particulières.

Les 15 questions sur la préparation à l’accouchement

  1. Quand commencer à préparer son corps à l’accouchement?

  2. Quels exercices sont les plus utiles?

  3. La marche, le ballon ou les squats peuvent-ils déclencher le travail?

  4. Peut-on aider le bébé à descendre ou à mieux se positionner?

  5. Faut-il faire des Kegels ou apprendre à relâcher le plancher pelvien?

  6. Peut-on réduire le risque de déchirure ou d’épisiotomie?

  7. Le massage périnéal est-il vraiment efficace?

  8. Quand commencer le massage périnéal et comment le faire?

  9. Est-il normal que le massage périnéal soit inconfortable?

  10. Comment pousser pendant l’accouchement?

  11. Peut-on se préparer à la poussée?

  12. Quelle respiration utiliser?

  13. Quelles positions utiliser avec ou sans péridurale?

  14. Comment la personne accompagnante peut-elle aider?

  15. Quand consulter en physiothérapie périnéale et pelvienne?

1. Quand devrait-on commencer à préparer son corps à l’accouchement?

Il n’existe pas une semaine précise à laquelle toute préparation doit commencer.

L’activité physique peut être poursuivie ou commencée progressivement pendant la grossesse lorsqu’il n’y a pas de contre-indication.

La préparation plus spécifique à l’accouchement peut être intégrée graduellement au troisième trimestre. Elle peut comprendre :

  • l’exploration de différentes positions;

  • la mobilité du bassin et des hanches;

  • la respiration;

  • la conscience du plancher pelvien;

  • l’exploration de la respiration, du relâchement et des positions qui pourront être utilisés pendant le travail et la poussée;

  • le massage périnéal à partir des dernières semaines, lorsqu’il est approprié.

Vous n’avez toutefois pas besoin de suivre un programme parfait pendant plusieurs mois pour être « prête ». Quelques séances ciblées peuvent déjà vous permettre de mieux comprendre vos options.

Si votre grossesse présente une complication ou si votre équipe vous a recommandé de limiter certaines activités, vérifiez avec elle ce qui est sécuritaire dans votre situation.

2. Quels exercices sont les plus utiles pour se préparer physiquement?

Il n’existe pas un exercice unique qui prépare à lui seul à l’accouchement.

Une préparation générale combine une activité cardiovasculaire adaptée, comme la marche, la natation ou le vélo stationnaire, des exercices de renforcement des jambes, des hanches, du dos et des bras, des mouvements de mobilité confortables pour le bassin et les hanches, la pratique de position, notamment la position debout, assise, latérale et à quatre pattes, un travail du plancher pelvien adapté à vos besoins ainsi que des stratégies de respiration et de récupération.

Le choix d’exercices que vous choisissez de faire dépend de votre niveau d’activité avant la grossesse, de vos symptômes, de vos habitudes et de vos contre-indications. Une personne qui faisait déjà de la musculation n’aura pas nécessairement le même programme qu’une personne qui commence à bouger pendant la grossesse.

L’objectif n’est pas de rendre votre corps assez « fort » pour réussir l’accouchement. Il est plutôt de conserver des capacités qui pourront vous être utiles : tolérer l’effort, changer de position, utiliser vos appuis et récupérer.

Arrêtez l’exercice et communiquez avec votre équipe de suivi si vous présentez notamment des saignements vaginaux, une perte de liquide, des contractions régulières et douloureuses, des étourdissements, une douleur thoracique ou un essoufflement inhabituel avant l’effort. L’ACOG présente une liste plus complète des signes qui nécessitent l’arrêt de l’activité.

3. La marche, le ballon ou les squats peuvent-ils déclencher le travail?

Ils ne permettent pas de déclencher le travail de façon prévisible.

Les données sur l’exercice comme moyen de favoriser le début spontané du travail demeurent limitées. Même lorsqu’une association est observée dans une étude, elle ne permet pas de déterminer qu’un mouvement précis fera commencer l’accouchement chez une personne donnée.

À la fin de la grossesse, continuez à bouger pour votre confort et votre santé plutôt que dans l’objectif de forcer votre corps à accoucher. Faire davantage de squats, marcher jusqu’à l’épuisement ou multiplier les heures sur le ballon ne signifie pas que le travail commencera plus rapidement.

Si un déclenchement médical est envisagé, les raisons, les options et le moment approprié sera discutés avec l’équipe responsable de votre suivi obstétrical.

4. Peut-on aider le bébé à descendre ou à se placer dans une meilleure position?

La mobilité peut vous aider à trouver des positions confortables, mais, évidement, aucun exercice ne garantit la position du bébé ni sa descente dans le bassin.

La position du bébé dépend de plusieurs éléments, dont son orientation, l’espace disponible, la forme du bassin, l’activité utérine et le moment de la grossesse ou du travail.

Certaines positions, notamment à quatre pattes ou couchée sur le côté, peuvent vous être proposées pendant le travail lorsqu’un bébé est en position postérieure ou transverse. Les données actuelles ne permettent toutefois pas d’affirmer qu’une positionparticulière favorise sa rotation ou améliore le déroulement de l’accouchement. En fin de grossesse, les données sont également insuffisantes pour recommander des positions particulières dans le but de modifier la position du bébé.

Tel que mentionné précédemment, explorer différentes positions pendant la grossesse peut toutefois être utile pour développer votre mobilité et vous familiariser avec des positions que vous pourrez choisir d’utiliser pendant le travail .

Si votre bébé se présente par le siège à la fin de la grossesse, différentes positions ou techniques peuvent être proposées pour tenter de favoriser son retournement. Les données actuelles sont toutefois insuffisantes pour recommander les techniques posturales dans ce but. Si le bébé demeure en siège, une version par manoeuvre externe peut notamment vous être proposée autour de 36 ou 37 semaines.

5. Faut-il faire des Kegels ou plutôt apprendre à relâcher le plancher pelvien?

Les deux capacités peuvent être utiles, mais elles ne répondent pas au même besoin.

Les Kegels sont des contractions volontaires des muscles du plancher pelvien. Un entraînement structuré pendant la grossesse peut contribuer à prévenir l’apparition de l’incontinence urinaire chez certaines femmes. La revue Cochrane rapporte notamment un effet préventif probable chez les femmes qui ne présentaient pas de fuite au début de l’entraînement.

Mais la préparation à l’accouchement ne consiste pas uniquement à contracter. Le plancher pelvien doit aussi pouvoir revenir à son niveau de repos, moduler son activité, se coordonner avec la respiration et la pression abdominale, s’adapter aux changements de position et permettre un étirement important lors d’un accouchement vaginal.

La question la plus utile à se poser est : De quoi votre plancher pelvien a-t-il besoin?

Dans ma pratique, je rencontre fréquemment des femmes qui pensent absolument que le plancher pelvien a besoin d’être renforcer. En réalité, un plancher pelvien fonctionnel doit pouvoir produire une contraction, revenir au repos et s’adapter à la tâche demandée. Elles sont souvent surprises quand elles sortent de mon bureau sans exercices de renforcement.

Si vous ne percevez pas la différence entre une contraction et un relâchement, si vous avez de la douleur ou si les exercices augmentent vos symptômes, une évaluation individualisée peut vous aider à préciser ce qui devrait être travaillé.

6. Peut-on réellement réduire le risque de déchirure ou d’épisiotomie?

On peut agir sur certains facteurs, mais aucune préparation ne peut garantir un périnée intact.

Le risque de traumatisme périnéal dépend de nombreux éléments qui ne sont pas tous modifiables : premier accouchement vaginal, position et dimensions du bébé, vitesse de la naissance, utilisation d’instruments, caractéristiques des tissus et circonstances obstétricales.

Certaines stratégies peuvent néanmoins être discutées comme le massage périnéal pendant les dernières semaines de grossesse, des compresses chaudes ou certaines techniques périnéales pendant le deuxième stade de l’accouchement (selon les pratiques de votre équipe soignante), la possibilité de varier les positions, une poussée adaptée à la situation et aux sensations lorsqu’elles sont présentes et une communication claire avec l’équipe au moment de la naissance.

Certaines mesures peuvent modifier certains risques, mais une déchirure n’est ni un échec ni la preuve d’une mauvaise préparation.

7. Le massage périnéal est-il vraiment efficace?

Il peut réduire certains traumatismes périnéaux, mais il ne garantit pas l’absence de déchirure.

La revue Cochrane conclut que le massage périnéal prénatal réduit la probabilité globale d’un traumatisme nécessitant une suture. Une grande partie de l’effet observé est attribuable à une diminution des épisiotomies, soit des incisions chirurgicales du périnée.

Les effets étaient plus clairs chez les femmes qui n’avaient jamais accouché par voie vaginale. Les études ne montrent cependant pas une diminution certaine de tous les degrés de déchirure ni des déchirures sévères.

Compte tenu des bénéfices observés dans les études, je suggère souvent cette option à mes patientes lorsqu’elle est appropriée et qu’elles sont à l’aise de l’intégrer à leur préparation.

8. Quand commencer le massage périnéal, comment le faire et à quelle fréquence?

Les protocoles étudiés commencent généralement pendant les quatre dernières semaines de grossesse, souvent autour de 35 semaines. Une ou deux séances par semaine peuvent déjà être suffisantes pour reproduire les protocoles inclus dans la revue Cochrane.

Lorsqu’une naissance est planifiée plus tôt, la logique de préparation peut toutefois être adaptée. Par exemple, si un déclenchement est prévu à 37 semaines, il peut être pertinent de confirmer avec votre équipe de soins s’il serait approprié, dans votre situation, de commencer les massages périnéaux plus tôt, par exemple vers 32 semaines, afin de d’offrir tout de même quelques semaines d’exercices.

Certaines composantes de la préparation du plancher pelvien, comme la conscience corporelle, la coordination, le relâchement et l’exploration des positions peuvent même être commencés plus tôt. Ces habiletés peuvent demander du temps à se développer et il n’est pas nécessaire d’attentre les dernières semaines de grossesse pour commencer à les explorer. Prendre un peu d’avance peut simplement vous permettre de vous sentir miex préparée lorsque le jour J arrivera.

Une façon simple de procéder consiste à :

  1. Choisir une position confortable et stable;

  2. Utiliser des mains propres, des ongles courts et un lubrifiant ou une huile compatible avec la région vulvovaginale;

  3. Placer un ou deux pouces ou doigts à l’entrée vaginale;

  4. Appliquer doucement une pression vers le bas et légèrement vers les côtés;

  5. Maintenir ou faire de petits mouvements en respectant votre tolérance;

  6. Relâcher la pression si la sensation devient douloureuse.

Une séance de quelques minutes suffit. Il n’est pas nécessaire d’augmenter continuellement la durée, la profondeur ou l’intensité.

N’effectuez pas de massage si vous pensez que vos membranes pourraient être rompues, si vous présentez une infection vaginale active ou des saignements inexpliqués. Si votre grossesse présente une complication, demandez d’abord à l’équipe responsable de votre suivi si le massage est approprié.

9. Est-il normal que le massage périnéal soit inconfortable?

Une sensation d’étirement, de tension ou de léger picotement peut être ressentie. Une douleur importante n’est toutefois pas l’objectif.

Diminuez la pression ou arrêtez si vous ressentez :

  • une douleur vive ou coupante;

  • une sensation de brûlure importante;

  • une contraction musculaire involontaire marquée;

  • un saignement;

  • une douleur qui persiste après le massage;

  • une incapacité à tolérer une pression très légère.

Il n’est pas nécessaire de « traverser » la douleur pour rendre les tissus plus souples. Une réaction de protection importante peut plutôt indiquer qu’il faut modifier la technique, diminuer l’intensité ou chercher à comprendre ce qui provoque la douleur.

Une erreur que j’observe régulièrement dans ma pratique est d’endurer trop de douleur. Le dictons « No pain, No gain » ne s’applique pas au massage périnéal en préparation à l’accouchement.

Une physiothérapeute formée en rééducation périnéale et pelvienne peut vous aider si vous avez de la difficulté à atteindre la région, à doser la pression ou à relâcher les muscles. Un partenaire peut également participer si vous le souhaitez et si la communication demeure claire.

Vous souhaitez organiser votre préparation plus concrètement? Le Journal de préparation à l’accouchement vous aide à rassembler vos réflexions, vos préférences et vos questions au même endroit. Le Guide de préparation à l’accouchementprésente plus en détail les outils physiques et périnéaux pouvant être explorés.

10. Comment pousser efficacement pendant l’accouchement?

Il n’existe pas une seule façon de pousser qui soit optimale dans toutes les situations.

La poussée peut être spontanée, lorsque vous suivez l’envie de pousser et adaptez naturellement la durée et l’intensité de l’effort ou dirigée, lorsque l’équipe vous donne des indications sur le moment ou la manière de pousser.

Sans péridurale, l’envie de pousser peut devenir très présente lorsque le bébé descend. Les recommandations de NICE indiquent que la poussée spontanée peut raccourcir le deuxième stade de l’accouchement, soit la descente et la naissance du bébé, comparativement à une poussée dirigée chez les femmes sans péridurale.

Avec une péridurale, les sensations peuvent être réduites ou retardées. L’équipe peut alors vous guider en fonction de la descente du bébé, de votre état et de celui du bébé. Selon l’INSPQ, il est souvent possible d’attendre l’apparition de l’envie de pousser lorsque la situation le permet.

Une poussée efficace ne signifie pas nécessairement pousser le plus fort et le plus longtemps possible. Elle demande surtout de coordonner votre effort avec la situation, votre respiration, votre position et les indications de l’équipe.

11. Peut-on se préparer à la poussée avant l’accouchement?

Il est possible de préparer la coordination de la respiration, du relâchement et des positions sans effectuer de véritables poussées maximales pendant la grossesse.

La préparation peut servir à explorer différentes positions qui pourraient être utilisées pendant la poussée, une expiration pendant un effort léger et habituel, comme se relever d’une chaise et le repos du plancher pelvien dans différentes positions.

Dans ma pratique, je cherche souvent à ce que la patiente soit capable de générer volontairement une augmentation de la pression abdominale tout en relâchant son plancher pelvien. Je l’invite ensuite à explorer sa capacité à reproduire cette technique dans différentes positions qu’elle pourraient souhaiter utiliser lors de la poussée.

La pratique d’un véritable effort de poussée pendant la grossesse ne devrait pas être recommandée de façon générale. Elle doit être réservée à une situation individualisée et encadrée. En présence de douleur, de lourdeur, de saignements, d’une perte de liquide, de contractions douloureuses ou d’une situation obstétricale particulière, demandez l’avis de l’équipe responsable de votre grossesse.

Vous n’avez pas besoin de maîtriser une technique avant le travail. Le contexte, les sensations et les recommandations de l’équipe guideront votre façon de pousser le jour venu.

12. Quelle respiration utiliser pendant les contractions et la poussée?

Il n’existe pas une seule façon de respirer pendant le travail et la poussée.

Pendant le travail, la respiration peut vous aider à ralentir votre rythme lorsque la tension augmente, aider à relâcher certaines tensions inutiles dans votre corps, créer un repère pendant les contractions et récupérer entre les efforts.

Certaines personnes préfèrent une expiration longue et audible. D’autres utilisent des sons graves, une respiration plus libre ou, pendant certains efforts de poussée, une courte retenue du souffle. Vos besoins peuvent changer au fil du travail.

La respiration ne supprime pas nécessairement la douleur et elle ne constitue pas un test de réussite. Les recommandations de l’OMS soutiennent des soins individualisés et la possibilité de choisir des stratégies de gestion de la douleur adaptées à la personne.

Votre pouvez simplement explorer différentes façons de respirer et voir ce qui vous convient sans pression de performance.

13. Quelles positions peuvent faciliter le travail et la poussée, avec ou sans péridurale?

Il n’existe pas une meilleure position pour toutes les femmes ni pour toutes les étapes du travail.

Les positions fréquemment utilisées comprennent :

  • debout ou en appui vers l’avant;

  • assise sur un ballon;

  • à genoux;

  • à quatre pattes;

  • accroupie avec soutien;

  • couchée sur le côté;

  • semi-assise.

Ce qui est confortable au début du travail peut ne plus l’être au moment de la poussée. La possibilité de changer de position est donc souvent plus utile que le choix d’une position préférée à l’avance.

Sans péridurale, NICE recommande d’éviter de rester complètement à plat sur le dos et indique que les positions verticales et la mobilité peuvent être bénéfiques. Avec une péridurale, la mobilité dépend de l’effet moteur de l’analgésie, de la surveillance nécessaire et des protocoles du lieu de naissance. La position latérale peut être particulièrement utile, mais d’autres positions peuvent être envisagées lorsque votre mobilité et votre sécurité le permettent.

Avant l’accouchement, demandez à votre lieu de naissance quels équipements sont disponibles et quelles positions sont habituellement possibles avec une péridurale.

14. Comment la personne accompagnante peut-elle aider pendant le travail?

La personne accompagnante n’a pas besoin de connaître toutes les techniques. Son rôle peut surtout être de vous soutenir et de vous aider à vous adapter.

Elle peut notamment :

  • vous rappeler de changer de position;

  • vous offrir de l’eau, une débarbouillette fraîche ou de la chaleur;

  • exercer une pression ou faire un massage si vous l’appréciez;

  • vous aider à communiquer vos préférences et vos questions;

  • vous rassurer sans minimiser ce que vous ressentez;

  • observer vos réactions et cesser une stratégie qui ne vous convient plus.

L’OMS recommande la présence d’une personne accompagnante choisie pendant le travail et l’accouchement. Ce soutien peut être émotionnel, pratique et communicationnel.

Avant le jour J, discutez de deux questions simples :

  1. Qu’est-ce qui m’aide habituellement lorsque je vis une situation difficile?

  2. Qu’est-ce qui risque plutôt de m’agacer ou d’augmenter mon stress?

Ces réponses seront souvent plus utiles qu’une liste rigide de techniques.

Ces réflexions font aussi partie du Journal de préparation à l’accouchement, qui vous accompagne pour préciser vos préférences, réfléchir au rôle de votre personne accompagnante et préparer certaines discussion avant le jour J.

15. Quand consulter en physiothérapie périnéale et pelvienne avant l’accouchement?

Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un problème devienne important.

Une consultation peut notamment être pertinente si vous présentez :

  • des fuites urinaires ou anales;

  • une sensation de lourdeur ou de pression pelvienne;

  • des douleurs au bassin, au pubis, au coccyx ou à la région périnéale;

  • des douleurs lors des relations sexuelles;

  • une difficulté à identifier une contraction ou un relâchement du plancher pelvien;

  • une douleur ou une grande difficulté lors du massage périnéal;

  • des antécédents de déchirure importante, de douleur persistante ou d’accouchement difficile;

  • des inquiétudes particulières concernant la poussée ou la préparation physique.

Une consultation peut aussi être simplement éducative. Elle peut vous aider à comprendre l’anatomie, à explorer des positions, à adapter vos exercices et à préparer des stratégies qui correspondent à votre situation.

Une évaluation interne n’est pas automatiquement nécessaire. Lorsqu’elle est proposée, elle doit être pertinente, expliquée et réalisée uniquement avec votre consentement. Plusieurs éléments peuvent également être évalués ou enseignés sans examen interne.

Ce que j’aimerais que vous reteniez

Vous n’avez pas besoin de tout maîtriser avant votre accouchement. Commencez plutôt par identifier les éléments que vous aimeriez explorer, les questions que vous souhaitez poser à votre équipe et les outils qui pourraient réellement vous être utiles le jour J.

Vous souhaitez structurer votre préparation?

Le Journal de préparation à l’accouchement a été conçu pour vous aider à transformer l’information en réflexion personnelle : vos préférences, vos questions, vos stratégies de gestion de la douleur et le rôle de votre personne accompagnante.

Le Guide de préparation à l’accouchement approfondit les outils physiques et périnéaux présentés dans cet article.

À propos de l’autrice

Eugénie Messier-Lamarche, MSc, pht, MOPPQ, est physiothérapeute formée en rééducation périnéale et pelvienne. Dans sa pratique, elle accompagne notamment des femmes pendant la grossesse et le post-partum afin de mieux comprendre leur plancher pelvien, leurs symptômes et leurs possibilités de mouvement.

Elle a créé Noralie Clarinette pour rendre l’information en santé pelvienne plus claire, accessible et nuancée.

À propos de Noralie Clarinette

Noralie Clarinette est une plateforme éducative consacrée à la santé pelvienne, au mouvement, à la grossesse et aux différentes étapes de la maternité.

Le contenu vise à rendre les connaissances en santé pelvienne accessibles, nuancées et basées sur les données scientifiques, tout en reconnaissant qu’aucun contenu général ne peut remplacer une évaluation individualisée.

Références principales

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Institut national de santé publique du Québec. (2026).Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans : préparation à l’accouchement et déroulement de l’accouchement.https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre

National Institute for Health and Care Excellence. (2023).Intrapartum care (NG235).https://www.nice.org.uk/guidance/ng235

Woodley, S. J., Lawrenson, P., Boyle, R., Cody, J. D., Mørkved, S., Kernohan, A., & Hay-Smith, E. J. C. (2020). Pelvic floor muscle training for preventing and treating urinary and faecal incontinence in antenatal and postnatal women. Cochrane Database of Systematic Reviews, Issue 5, Art. No. CD007471. https://doi.org/10.1002/14651858.CD007471.pub4

World Health Organization. (2018).WHO recommendations: Intrapartum care for a positive childbirth experience.https://www.who.int/publications/i/item/9789241550215

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Note

Cet article fournit de l’information générale et ne remplace pas une évaluation médicale ou physiothérapique individualisée. Votre situation obstétricale, vos symptômes et vos antécédents peuvent modifier les recommandations qui s’appliquent à vous.

Eugénie Messier-Lamarche

Eugénie Messier-Lamarche, MSc, pht, est physiothérapeute formée en rééducation périnéale et pelvienne. À travers Noralie Clarinette, elle propose du contenu éducatif accessible et fondé sur les données scientifiques concernant la santé pelvienne, la grossesse, la préparation à l'accouchement, la récupération postpartum et la reprise des activités physiques.

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